APL: ce qui va changer pour vous

Publié le 06 Septembre 2019

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Une nouvelle méthode de calcul des aides personnalisées au logement entrera en vigueur au début de l’année 2020. Par ailleurs, la revalorisation des APL sera plafonnée cette année à 0,3%. Des mauvaises nouvelles pour les quelque 3 millions de bénéficiaires.

C’est la rentrée! Qui dit rentrée, dit souvent déménagement. Et donc, de nombreuses démarches comme par exemple, la demande d’aide au logement. Dans le cas où vous habitez un logement conventionné, vous pouvez obtenir l’aide personnalisée au logement, la fameuse APL. Pour savoir si vous êtes éligibles, un simulateur es disponible sur le site de la Caisse d'allocations familiales. Si vous l’êtes, devez-vous craindre une mauvaise nouvelle, à savoir une baisse des APL?

Début juillet, le Canard Enchaîné laissait entendre que le nouveau calcul de l’APL pouvait intervenir dès le 5 septembre prochain. Mais si Bercy souhaitait en effet l’accélération de cette réforme, le gouvernement a finalement annoncé qu’elle n’entrera en vigueur qu’au début de l’année 2020. Dans un courrier adressé au ministre du Logement, le premier ministre Édouard Philippe explique que la réforme sera «mise en œuvre pour le versement des allocations fin janvier ou début février 2020, au moment où les aides au logement sont actualisées». Confirmation sur le site du service public où il est précisé que "le mode de calcul des aides au logement va être modifié en début d'année 2020". 

En quoi consiste cette réforme? Les APL, que perçoivent quelque trois millions de personnes (sur un total de 6,5 millions qui touchent des aides au logement, tous types confondus) ne seront bientôt plus calculées sur les revenus d’il y a deux ans mais sur ceux de l’année en cours et seront actualisées tous les trimestres. Une mesure qui devrait générer «entre 900 millions et un peu plus d’un milliard d’euros», à en croire le ministre du Logement Julien Denormandie. Conséquence: plus d’un million d’allocataires verraient leur APL diminuer, selon la Caisse nationale des allocations familiales. La perte moyenne s’élèverait à 1000 euros par an, soit un peu plus de 80 euros par mois. Pour le ministre du Logement, cette réforme est «juste, équitable et logique». «Prenons l’exemple d’une femme avec deux enfants. Il y a un an, elle travaillait à temps plein. Aujourd’hui, elle travaille à mi-temps. Aujourd’hui, ses APL sont moins élevées que celles auxquelles elle aurait droit», explique Julien Denormandie.

Par ailleurs, les aides personnalisées au logement sont revalorisées, chaque 1er octobre, en fonction de l’indice de référence des loyers (IRL). Or, cette année, le gouvernement a plafonné, conformément à ce qui était prévu dans la loi de finances 2018, cette revalorisation à 0,3%. Un niveau bien moins élevé que la hausse de l’IRL qui était de 1,53% au deuxième semestre 2019. Cette sous-revalorisation devrait donc se traduire par une nouvelle perte de quelques euros chaque mois, selon l'Union nationale des associations familiales. Une bien mauvaise nouvelle pour les bénéficiaires des APL qui doivent déjà faire face à la baisse de 5 euros décidée en 2017 et la hausse des loyers.

 

Sourcehttps://immobilier.lefigaro.fr/article/apl-ce-qui-va-changer-pour-vous_7630e34c-c7df-11e9-b57b-f6284b408617/?utm_source=figaro_immo&utm_medium=email&utm_term=20190906&utm_campaign=newsletters_edito_fi&mediego_euid=%5B%5D&een=db1f152afedfbef3141dcb995b630e9b&seen=6&m_i=OguOIkOwCjaKghqIa5cAHMJp9v05Cn%2BxjXpThx0S_9TuiFVw9TrZucCcoaa_T7RELmUI6ODJNO%2BvT0RBAuPATYoFECzgHHeNOD

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